|
CONFÉRENCES de
l'année 2012
24
janvier 2012 : Marie-Thérèse COHEN-ADAD : « Le
rôle du pétrole dans la perte de l‘Empire colonial français et plus
particulièrement dans la perte de l’Algérie française. »
Comment l’hégémonie pétrolière britannique du XIXème
siècle s’est muée en une hégémonie anglo-américaine.
La main mise du pétrole sur la politique économique des nations
Rôle du pétrole dans les échecs coloniaux français (la France quitte le
Levant, la France au banc des accusés, la France perd ses acquis au
Fezzan, la France quitte l’Afrique du nord).
Marie-Thérèse Cohen-Adad, est née à Alger, où elle fit l’intégralité de
ses études, secondaires puis supérieures.
Après le collége de l’avenue Pasteur et Math-Elem. au lycée Delacroix,
elle intégra l’Université d’Alger, où elle obtint une licence puis un
doctorat ès-Sciences. (en Physique-Chimie).
Elle fut alors nommée Maître-Assistante à l’Université d’Alger où elle
commença, à enseigner.
En 1962, elle fut nommée dans sa discipline, Professeur de
Physique-Chimie (Thermodynamique), à l’Université Claude Bernard Lyon1,
sur le campus de La Doua.
Son époux, aujourd’hui disparu, était Directeur d’un Labo. de
Phys-Chimie générale, associé au CNRS, à Lyon1.
A l’origine de l’élaboration des carburants de la fusée Ariane, et des
Etablissements Industriels de la SNPE, il fut, comme Marie-Thérèse
(administratrice du Cercle de Lyon), un Algérianiste convaincu.
Et le pétrole dans tout cela ?????.. Marie-Thérèse Cohen-Adad, avait 2
passions annexes : la (géo) politique, l’histoire et donc le Pétrole
dans sa dimension historique. La boucle est ainsi bouclée.
CONFÉRENCES de l'année 2011
13 décembre 2011 Monsieur
Bernard SASSO « Louis BERTRAND et l'Algérie »
Louis BERTRAND est aujourd'hui un écrivain très peu connu. Pourtant, à
la fin du XIXème siècle et au début du
XXème siècle, ses romans comme « le sang des races », « Pépète et
Balthazar », ont été les premiers à mettre en scène le petit peuple de
l'Algérie coloniale.
La conférence traitera de la vie et de l'oeuvre de cet écrivain à juste
titre considéré comme le fondateur de la
tradition littéraire algérienne.
Bernard SASSO est né à Stora près de Philippeville. Il est licencié et
maître en histoire d'Université de Provence,
docteur en histoire des relations internationales de l'Université de
paris I Panthéon Sorbonne et docteur en histoire de l'Université du
Pays de Galles.
Bernard Sasso est l'auteur de plusieurs ouvrages : « Contes et récits
d'un village d'Algérie : Stora »
« Le tunnel sous la Manche : chronique d'une passion franco-anglaise »,
préfacé par Margaret Tatcher et François
Mitterand. Il a aussi publié plusieurs articles sur l'Algérie : « les
pêcheurs italiens en Algérie 1830-1962 : quelques
éléments pour une approche économique et sociologique » (en
collaboration avec Gérard Crespo), « Naissance et petite enfance à
Stora : Socialibité et traditions », « le légendaire populaire d'une
communauté de Pieds-Noirs » : récits de l'immigration des pêcheurs de
Stora. Il a donné plusieurs conférences au Cercle algérianiste de
Toulon.
Il est à l'heure actuelle professeur d'histoire et géographie à Toulon.
17 novembre 2011 Monsieur
Jean-Pierre PISTER « Camille SAINT-SAËNS et l'Algérie »
Le compositeur Camille Saint-Saëns (1835-1921) a effectué 19 séjours en
Algérie et est décédé à Alger en décembre 1921. Plusieurs de ses
compositions trouvent leur inspiration en Algérie, en particulier, la «
Suite algérienne » composée en 1880.
Le conférencier se propose d’étudier, images à l’appui, les différents
séjours de Saint-Saëns en Algérie avec la projection de nombreuses vues
d’Alger au tournant des XIX° et XX° siècles. Il étudie aussi
l’inspiration « algérienne » et orientaliste qui imprègne certaines
œuvres telles que la Suite algérienne, la fantaisie Africa pour piano
et orchestre et le cinquième concerto pour piano.
Il évoque, enfin, les obsèques algéroises du compositeur célébrées par
Mgr Leynaud, Archevêque d’Alger en décembre 1921, ainsi que le culte
dont Saint-Saëns a été l’objet dans la vie musicale des cités d’Algérie
jusqu’à la guerre de 1939.
Jean Pierre PISTER : Né
le 29 juillet 1945 à Sedan (Ardennes).
Marié à une Oranaise, Danielle Pister-Lopez, elle-même conférencière au
Cercle algérianiste.
Reçu 8ème à l’Agrégation d’Histoire. Professeur de Chaire supérieure.
Enseigne, depuis vingt-six ans, l’Histoire en Khâgne au lycée H.
Poincaré de Nancy (préparation aux concours des ENS et des IEP).
Auteurs de plusieurs articles d’Histoire et de musicologie et co-auteur
d’un ouvrage sur le Lycée Poincaré.
Président de l’Association Khâlligrammes, qui organise des cycles de
conférences à Nancy. Vice-président et webmaster du Cercle Lyrique de
Metz. Secrétaire adjoint du Cercle algérianiste de Champagne-Grand-Est.
4 octobre 2011
Monsieur Philippe
LAMARQUE « LES UNITES TERRITORIALES EN ALGERIE »
1) Génèse des UT
- Toussaint Rouge – laborieuse mise sur pied après 1955
- Tardif acte de naissance : anomalie d'une troupe supplétive composée
de soldats réguliers
- Une identité locale bien trempée. Des miracles malgré la pagaille
- Un effort colossal au regard des ressources démographiques
- L'enlisement de l'année 1959.Jean Pierre PISTER
- Le drame des barricades
- Quel bilan ? Quelles perspectives ?
2) témoignages de vétérans et de témoins
3) Histoire : les ancêtres de la territoriale
Philippe LAMARQUE a 48 ans, il est chevalier des palmes académiques,
docteur de l'école des Hautes Etudes, docteur ès-sciences juridiques ,
il a publié une vingtaine de livres. L'Académie Française, l'Académie
des Sciences Morales et Politiques, le Centre National du livre et
plusieurs autres institutions culturelles ont conféré des prix à ses
publications.
Nombre d'entre elles ont été acquises par des médiathèques dans le
monde, dont la Mazarine, vingt-quatre bibliothèques publiques de la
ville de Paris et dix-sept universités en France.
Cet auteur a publié une centaine d'articles de presse pour la
communauté scientifique internationale et pour le grand public ; il a
participé à des enregistrements de disques et à des tournages de films
comme conseiller historique et ethnographique ; il a répondu à plus de
deux cents interviews (télé, radio, presse, site en ligne). Plusieurs
médias de proximité culturelles et des sociétés savantes le convient à
animer des causeries.
31 mai 2011 : Madame Evelyne JOYAUX «
Le rôle des femmes dans l'implantation de la France en Algérie – Ce
rôle a-t-il généré un type féminin spécifique ? »
Chaque
année
en
France,
une journée est dédiée à la femme. La
revendication pour la stricte égalité avec les hommes, quelle que
soit l'intransigeance des féministes, ne suffit peut-être pas à
justifier cet hommage. Seule la reconnaissance implicite d'une façon
d'être et d'agir féminine lui donne un sens.
De la
même manière, peut-on mettre en évidence le rôle des femmes
dans la création et dans la vie des villages d'Algérie lorsque la
France s'y est implantée ? Quel a été le rôle des femmes
dans les relations qui s'établissaient entre des personnes
d'origines différentes, et par conséquent dans la création et
l'évolution d'une société nouvelle ? A l'inverse, peut-on
montrer que la vie des femmes d'Algérie déterminée par deux
ruptures a façonné des personnalités identifiables aujourd'hui
encore dans les familles ?
Il ne
s'agit donc pas d'établir une liste des figures féminines
extraordinaires, originales, célèbres ou particulièrement
méritantes. Il faut par contre s'interroger sur l'importance du rôle
joué quotidiennement par les femmes, aux côtés des soldats, des
défricheurs, des bâtisseurs.
Ce
rôle serait-il à l'origine de ce « germe d'inconnu »,
dont parlait l'historien E.F. Gautier quand il évoquait la création
en Algérie d'un « monde nouveau auquel il fallait laisser le
temps de grandir » ?
Evelyne JOYAUX est née dans les Hauts-Plateaux -
Docteur ès-lettres - Auteur d'un roman "Puisque l'ombre
demeure" prix de l'Académie des Arts et Belles Lettres d'Aix en
Provence - Auteur de la bande dessinée consacrée à l'histoire de
l'Algérie française.
1er
mai 2011 : Monsieur Bruno
CAUTRES « Le sentiment de défiance
des Français : Entre doutes sur le présent et inquiétudes sur
l'avenir »
La crise
financière internationale actuelle a de multiples conséquences sur les
opinions des Français : plus encore que d’habitude, ils doutent de
leur présent et ont de fortes inquiétudes sur le futur du pays.
Une enquête récente, réalisée à
Sciences Po (Baromètre de la confiance
politique), apporte des chiffres saisissants : une partie
importante des Français déclare ne plus avoir confiance dans les hommes
politiques, dans certaines institutions ou encore dans l’avenir.
Dans le même temps,
beaucoup d’enquêtes indiquent que les Français sont de
plus en plus satisfaits de leur vie privée. Comment expliquer ce
paradoxe qui semble opposer le bonheur privé des Français et leurs
doutes, voire même leurs angoisses, vis-à-vis de la société, de
l’économie, de la politique ?
Bruno
Cautrès,
chercheur
au CNRS et professeur à Sciences Po Paris, proposera
une lecture de ce paradoxe à l’aide de données d’enquêtes
universitaires.
6 avril 2011 : Monsieur Jean-Pierre HOLLENDER «
Plaidoyer pour un peuple innocent »
Essai sur les responsabilités qui ont déclenché les
évènements d'Afrique du Nord.
Le conférencier explique, au moyen d'exemples précis,
comment les gouvernements français successifs ont permis, voire aidé,
le maintien d'un système politico-administratif en Algérie, en laissant
la presse en général, présenter les Français d'Algérie comme seuls
responsables du drame algérien.
Le conférencier : Jean-Pierre HOLLENDER
Né le 27 janvier 1937 à Constantine. Pied-Noir à la
quatrième génération d'une famille originaire de Moselle, exilée dans
le constantinois à la suite de la défaite de 1871.
Il fait des études de lettres classiques au lycée de
Constantine puis de droit à la faculté d'Alger (certificat de
législation nord-africaine et de droit musulman appliqué).
Son sursis est résilié à la suite des journées des
barricades de 1960. Rapatrié en métropole en septembre 1962. Cadre de
banque de 1963 à 1974. Il crée en 1974 la
première
maison d'édition au service des écrivains d'Afrique du Nord et ce
jusqu'à ce jour. Il a écrit différents ouvrages,
tant
romans qu'essais et poésie.
15
mars
2011 : Projection privée du film
« Délice Paloma » du réalisateur Nadir Moknèche (droits audiovisuels
acquittés auprès de
la SACEM et de l'éditeur du film)
Ce film est remarquable à plus d'un titre. Dans un récit crédible et
touchant, il montre les destins croisés de l'Algérie et des Algériens
dans un pays marqué par l'antiquité romaine et par la présence
française. Pays désemparé par les espoirs déçus d'une indépendance
récente, que les attraits de l'islamisme radical viennent vider de sa
substance avant même qu'elle ait donné le moindre fruit. Le personnage
principal qui s'est donné le nom du pays, ne recule devant aucune
combine pour survivre dans l'Algérie d'aujourd'hui : La remarquable
Biyouna, dans le rôle de « Madame Aldjéria », illumine cette comédie
dramatique.
Ce film montre avec justesse l'histoire de ce pays et de ses habitants.
Les personnages nous touchent parce que leurs destins auraient pu être
les nôtres, lorsque, Français d'Algérie, nous tentions de construire un
pays que son formidable potentiel historique, économique, géographique,
semble condamner à l'impossible réalisation des rêves qu'il suscite.
Il nous sera difficile de n'être pas émus par ce film honnête, humain,
parfois drôle, jamais donneur de leçons, ni partisan. En un mot, juste.
9 février 2011 : « Tipasa de Maurétanie » par
François COLINET ;
Il n'est pas de ruines qui
s'offrent dans un cadre plus
séduisant que celles de Tipasa. On devient ici archéologue, même quand
on n'a pas la vocation, ne serait-ce que pour se donner un prétexte à
de charmantes promenades dans un des sites les plus pittoresques de
l'Algérie disait Stéphane GSELL.
Et Serge LANCEL ajoutait : Ruines
romantiques, blotties sous les pins
et les oliviers, ou dressées vers le ciel sur les falaises, les
vestiges antiques de Tipasa racontent avec une persuasive douceur le
mûrissement réussi d'une civilisation issue d'influences diverses, sur
ces rives fortunées de l'Afrique méditerranéenne.
Pour bien commencer l'année, le cercle algérianiste de Grenoble vous
propose de nous retrouver, le temps d'une conférence, à Tipasa, dans le
cadre d'une visite audiovisuelle des ruines romaines organisée par son
secrétaire.
CONFÉRENCES de l'année 2010
23 novembre 2010 : « Pourquoi une "fin des temps"
- Fragment d'histoire des Chrétiens en Algérie » par Monseigneur Pierre
BOZ ;
Conquête et colonisation, affrontement des communautés, drame de la
guerre et de l'exil... Comment appréhender cette histoire, sans juger
les choix des uns et des autres ?
L'histoire des chrétiens d'Algérie est une mémoire blessée. Comment
évoquer le martyre et les disparus, parler de personnalités comme Mgr
Duval ou Christian de Chergé , prendre en compte le sort des chrétiens
kabyles ...
Autant d'aspects que Monseigneur Pierre Boz prend à bras le corps.
Quitte parfois à poser des questions difficiles...
Monseigneur Pierre Boz a vécu une grande partie de sa vie en Algérie,
initié au monde berbère par des années passées chez les Pères Blancs.
Comme des centaines de milliers de Français d'Algérie chrétiens,
israélites, musulmans, qui ne pouvaient plus vivre dans ce pays après
1962, il a connu l'exode, et une « fin des temps ». Il témoigne.
19 octobre 2010 : « Albert CAMUS et l'Algérie »
par France DAVID ;
« J'ai ainsi avec l'Algérie une liaison qui sans doute n'en finira
jamais... »
Il est vrai que l’Algérie est omniprésente dans l’œuvre de Camus. Ce
dialogue permanent avec notre terre d’Afrique sera heureux, difficile,
douloureux, voire désespéré.
Camus éprouve un attachement sincère, viscéral à sa terre natale. Mais
le drame algérien l’atteint dans sa chair la plus profonde.
Ce sera alors pour lui la déchirure et la triple incompréhension.
La conférencière France DAVID, née LASTES, est originaire de Bône dans
l’Est algérien.
Après ses classes secondaires au Lycée Mercier de cette ville, elle
suit à la faculté d'Aix-en-Provence des études de Lettres Modernes.
Professeur de français elle enseigne dans différents établissements à
Lyon, Saint-Etienne, Pierrelatte, Grenoble.
France DAVID est membre du Cercle Algérianiste de Grenoble depuis sa
création.
10 septembre 2010 : « L'école d'Alger, mythe ou
réalité ? » par Jean-Claude XUEREB ;
Bien loin d'être ce « désert culturel » dont certains voudraient
accréditer l'image, l'Algérie a connu, dans la première moitié du XXème
siècle, de l'école algérianiste à une hypothétique « école d'Alger » un
important développement de la vie littéraire et artistique, encore
accru après la coupure avec la métropole en 1942.
Nombreux furent les écrivains, « frères de soleil » de toutes origines
se revendiquant par naissance ou par adoption de ce même terroir, à
participer à ce remarquable essor culturel, malgré les lézardes
annonciatrices d'une douloureuse fracture. Jean-Claude XUEREB a été,
dès son adolescence, un témoin passionné, puis un modeste participant
de ce mouvement.
Le conférencier :
Né en 1930 à La-Redoute, dans une famille ouvrière aux lointaines
origines espagnoles et maltaises, implantée en Algérie au XIX siècle,
ancien élève du lycée EF Gautier, il poursuit des études de droit
jusqu'au niveau du doctorat à la Faculté de Droit d'Alger. Une brève
rencontre avec Albert Camus en 1948 sera déterminante. En 1953, il
obtient le prix Lélian de poésie à Alger. A la faculté, il lie amitié
avec Jamel Eddine Bencheikh, traducteur du conte persan des Mille et
une Nuits.
25 mai 2010 : « Comment l'Afrique du Nord est
devenue romaine » par Jean-Pierre PISTER ;
Un survol historique rapide de l'Afrique du Nord antique de la
fondation de Carthage jusqu'au début de la conquête romaine (814 -145
avant Jésus-Christ). L'organisation de l'Afrique du Nord en provinces
romaines. Une Afrique romaine qui devient un élément essentiel de
l'Occident méditerranéen à l'époque impériale : la prospérité
économique et l'essor des villes. L'émergence d'un christianisme
nord-africain de Tertullien à Saint-Augustin.
Le conférencier Jean-Pierre PISTER, né en 1945 à Sedan, est Professeur
de Chaire supérieure, agrégé d'histoire. Il enseigne l'Histoire en
khâgne à Nancy, et prépare les étudiants à Bac + 2 au concours d'entrée
à l'Ecole Normale Supérieure.
Son enseignement comporte, notamment, de l'histoire ancienne et de
l'histoire contemporaine. Il a souvent été amené, en fonction des
questions inscrites au programme du concours, à initier ses étudiants à
l'histoire de l'Afrique du Nord, celle de l'antiquité comme celle des
19ème et 20ème siècles, et l'histoire de l'Afrique du Nord présente
pour lui un intérêt particulier.
Auteur de plusieurs articles d'Histoire et de musicologie, co-auteur
d'un ouvrage sur le Lycée Poincaré, il est aussi président de
l'association « Khâlligrammes » qui organise des cycles de conférences
à Nancy, et il est membre du comité directeur et conseiller artistique
du Cercle Lyrique de Metz.
Son épouse Danièle, universitaire d'origine oranaise, nous avait
charmés en février 2009 lors d'une magnifique conférence sur l'Opéra
d'Oran.
28 avril 2010 : « La guerre d'Algérie, une
exigence de vérité » par le Général PICHOT-DUCLOS ;
« Il faut être fidèle à la vérité, même si notre patrie est en cause.
Tout citoyen a le devoir de mourir pour sa patrie, mais nul n'est tenu
de mentir pour elle » disait Montesquieu.
La guerre d'Algérie a marqué une génération. 1 750 000 Français y ont
combattu et parfois laissé leur vie. Un million de Pieds-Noirs ont dû
tout abandonner, leurs biens, leurs cimetières. Elle a rompu une
cohabitation séculaire entre des communautés profondément attachées à
cette terre.
Un demi-siècle après sa conclusion, elle reste toujours un enjeu
mémoriel, politique et identitaire.
Le conférencier : Jean PICHOT-DUCLOS
Né en 1935, Saint-Cyrien de la promotion Laperrine (1956-58), le
général Jean Pichot-Duclos a partagé sa carrière entre l’Algérie
(1959-62), les troupes alpines (il a commandé le 27°BCA) et surtout le
renseignement militaire. Il servit notamment à Prague et Varsovie comme
attaché militaire, ainsi qu’à Strasbourg au 2° bureau de la 1° Armée
puis à la tête de l’Ecole de Renseignement des Armées (EIREL). Il a
quitté l’Armée en 1992.
De 1992 à 1997, au sein de la Holding DCI, il crée une équipe
d’Intelligence économique puis, à l’ESLSCA en 1997, l’Ecole de Guerre
Economique (EGE).
Auteur d’un ouvrage « Les guerres secrètes de la mondialisation »
(Lavauzelle 2002) et de nombreux articles consacrés au renseignement et
à l’Intelligence économique, publiés en particulier par la Revue de
Défense Nationale.
Diplômé de l’INALCO (Langues O), ancien élève de Sciences Po Paris.
Breveté de l’enseignement militaire supérieur, breveté parachutiste et
des troupes de montagne, il est Officier de la Légion d’Honneur,
Commandeur de l’Ordre National du Mérite, et décoré de la croix de la
Valeur militaire.
16 mars 2010 : « l'oeuvre agricole en Algérie »
par Pierre FERNEZ ;
Un Grand reporter avait entamé en septembre 1962 une série d'enquêtes
sur l'Algérie abandonnée deux mois plus tôt par la France. Un haut
fonctionnaire français lui servit de guide et s'exprima ainsi :
« L'Algérie était un pays démuni, primitif et stagnant à notre arrivée.
L'immobilisme séculaire musulman était accru par une conception
contemplative de l'existence. Naturellement pauvre, le pays était l'un
des plus arriérés du monde. Je vais vous le présenter tel que nous
l'avons laissé en remettant nos pouvoirs le 5 juillet 1962. »
Le fonctionnaire ouvrit un tiroir et en tira une grande carte avec
tableaux qu'il déplia.
« Parcourons ces chiffres. Oh ! C'est moins spectaculaire qu'un flot de
calomnies ou de promesses. Mais c'est notre fierté.
Sur les 21 millions d'hectares de l'Algérie, 13 millions, soit 62 %
sont cultivés. Forêts, steppes, grands parcours de troupeaux composent
le reste. Cela c'est le chiffre clé. C'est le sceau de notre
colonisation. On peut jouer avec bien des statistiques mais pas avec
celle-là... »
Pierre FERNEZ nous présentera l'histoire de l'agriculture française en
Algérie depuis la conquête, et nous décrira l'infrastructure
traditionnelle à notre arrivée, les implantations, le développement de
l'élevage, de la viticulture, des agrumes... et fera le point de la
situation en 1962 et aujourd'hui.
Le conférencier : Pierre FERNEZ :
Lycée de Ben Aknoun – El-Biar à Alger - Ecole régionale d'agriculture
de Sidi Bel Abbès puis Maison Carrée.
Conseilller agricole (1963-03) à la chambre d'agriculture du Var, sur
le secteur de Saint-Tropez, de la basse vallée de l'Argens et de
Fayence.
Ancien président de la chambre économique Maures-Esterel, président des
amis de l'Esterel,
Président de l'association de Valescure-Fréjus-St-Raphaël et de la
commission régionale Environnement-Cadre de vie.
26 janvier 2010 : « les évènements de Mai 1945 »
par Roger VETILLARD ;
Après la relation des faits à partir du 8 mai (la rébellion musulmane
puis sa répression), le conférencier s'attache à en exposer le
contexte, les hommes et les organisations qui ont fait les évènements.
Il s'attarde sur le bilan des victimes de ces journées, bilan qui fait
toujours l'objet de controverses, et il termine en évoquant ces faits
qui appartiennent à l'histoire mais qui restent un sujet toujours
présent dans le débat politique national et international par les
polémiques sur le nombre des victimes, la responsabilité des uns et des
autres et l'exigence de repentance unilatérale qui est présentée par
l'Algérie à l'Etat français.
Roger Vétillard est pneumologue à Toulouse.
Issu de familles sarthoise et italienne arrivées au milieu du XIXème
siècle en Algérie, Roger Vétillard est né à Sétif où il a vécu jusqu'en
1962. Il a eu plusieurs membres de sa famille parmi les victimes des
évènements de mai 1945 à Sétif et Périgotville.
Il a tenté de mieux savoir et comprendre ce qui s'est passé dans sa
région natale pendant ces journées d'insurrection face aux flots
d'informations contradictoires et parfois farfelues, et en l'absence
d'étude historique exhaustive et objective des historiens français.
Dans cette recherche, il a pu recueillir de nombreux témoignages
inédits de toutes provenances (pieds-noirs, français-musulmans, et
algériens de Sétif, Guelma, Kerrata, Périgotville, militaires des trois
armes qui ont participé à la répression des émeutes...) et il a
consulté une impressionnante bibliographie.
Ce travail commencé en 1999 se concrétisera en fin 2006 par la parution
d'un livre intitulé « Mai 1945 : de Sétif à Kerrata et Guelma –
Eléments pour un diagnostic historique » et préfacé par Guy Pervillé,
professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Toulouse –
Le-Mirail et spécialiste de l'Histoire de l'Algérie.
CONFÉRENCES de l'année 2009
15 décembre 2009 : « DU SAHARA EN GÉNÉRAL ET DU
TASSILI DES AJJER EN PARTICULIER » par Yves SARTHE ;
La conférence remet en cause des clichés sur le Sahara, émis par des
littérateurs emphatiques, des plumitifs avides de sensationnel , des
marchands de couchers de soleil sur la dune, …
Elle nous montre les contrastes multiples et réels du désert vécu (le
sable et le caillou, le plat et la falaise, le calme et le vent, la
sècheresse et l'orage, la toile et le toub, le chameau et le bouc,
l'eau et le lait, la guerba et la marmite, l'or et le sel, l'esclave et
le guerrier, la paix et la razzia, l'hospitalité et le massacre,
l'herbe et la datte, j'en passe…)
Elle nous plonge dans un passé pré-historique, proto-historique, et
aussi plus récent, pour constater, au fil de changements climatiques,
de profondes modifications humaines et économiques.
Algérianité du Sahara ?
Yves SARTHE est algérois. Un produit de l'Université d'Alger.
Professeur d'histoire-géographie au temps d'après les colonies à Alger
puis à Perpignan.
Ses études de géographie ont été particulièrement axées sur le Sahara,
avec une fréquentation assidue de l'Institut de Recherches Sahariennes
d'Alger. Plus tard, nombreuses incursions dans le Sud algérien, et un «
trekking » mémorable au Tassili des Ajjer. La plupart des images de cet
exposé proviennent de ces voyages, prolongés par des lectures
systématiques.
Si on y ajoute son intérêt prononcé pour l'archéologie, pas seulement
celle de l'antiquité romaine en Afrique, mais aussi pour la
préhistoire, on aura les ingrédients constitutifs de cette conférence.
17 novembre 2009 : « Les oubliés de la guerre
d'Algérie » par Raphaël DELPARD ;
Les recherches menées par Raphaël Delpard mettent en lumière des
dossiers lourds, restés secrets depuis quarante ans.
• Les témoignages des appelés du contingent prisonniers du FLN qui,
pour la première fois, racontent les horreurs de leur détention.
• La fusillade du 26 mars 1962 à Alger, où l'armée française a tiré sur
une manifestation pacifiste, tuant 80 personnes et faisant 200 blessés.
Les familles ne sont toujours pas parvenues à faire ouvrir une enquête.
• L'abandon des harkis par la France.
• Les enlèvements de militaires et de civils français et
musulmans pro-français : 25 000 personnes dont les corps n'ont jamais
été retrouvés.
• Le massacre de 2000 Français en une seule journée à Oran, le 5
juillet 1962.
• L'accord secret entre le gouvernement de la métropole et le FLN, dans
le but de pousser les pieds-noirs à quitter l'Algérie au plus vite...
Des pages brûlantes, révélant des complots et des crimes d'État et
montrant comment et pourquoi le silence a été organisé et prolongé par
tous les gouvernements qui se sont succédés depuis.
13 octobre 2009 : « Constantine, chef d'oeuvre de
la nature et du travail des hommes » par André BRETON ;
La conférence présente le site de Constantine, son histoire géologique
et les grands travaux qui ont été nécessaires pour faciliter les
communications entre les différents quartiers de la ville et avec
l'extérieur. Un site unique au monde et des ouvrages d'art qui forcent
l'admiration.
Né à Constantine, André Breton fit ses études secondaires au collège
moderne, puis au lycée d’Aumale. Il obtint ensuite une licence
ès-sciences à la Faculté des sciences d’Alger, puis un doctorat
ès-sciences à l’Université de Clermont-Ferrand.
Professeur des Universités, spécialiste en micro-biologie, il est aussi
le vice-président-fondateur du cercle algérianiste de Clermont-Ferrand.
16 juin 2009 : « La gastronomie des Français
d'Algérie » Part de mémoire et transmission des traditions culinaires,
par Marie-Jeanne GROUD ;
Part de mémoire par la transmission des traditions culinaires, notre
cuisine est le reflet de la vie d'un peuple. Elle contient notre
histoire, l'influence du Pays, du climat, les composants de notre
population, les habitudes de vie qui avaient déteint les unes sur les
autres, et même les relations entre nous tous qui vivions là-bas.
Finalement, notre cuisine, c'est le reflet de la société qui s'était
formée, sur l'autre rive, souvent sans qu'on s'en rende compte. Elle
est une des preuves de la réalité du peuple Pieds-Noirs.
* Les joies de la
table en Algérie Française, la convivialité,
* Les plats qui ont
une histoire,
* Les plats les plus
connus de la communauté PN,
* Quelques vins
célèbres de chez nous,
* Le devenir de notre
cuisine dans la vie moderne,
...tels sont les thèmes abordés dans notre conférence sur la
gastronomie des Français d'Algérie.
12 mai 2009 : « Le Jardin d'Essai du Hamma » par
André BRETON ; vétéran des grandes œuvres de la France en Algérie
Pendant de longues années, le « Jardin d’Essai d’Alger », a accompli sa
mission de pépinière centrale du Gouvernement Général, de jardin
d’acclimatation de réputation universelle et de merveilleux parc public.
Il fut, en outre, le berceau administratif des grands services
agricoles, en Algérie.
André Breton, qui illustre sa conférence par des dizaines de
diapositives, nous parlera bien sûr, de l’exceptionnelle situation
géographique du « Jardin d’Essai », évoquera Albert Camus qui en parle
dans « le Premier Homme » et Henry de Montherlant qui appréciait tant
son calme.
Le récit couvrira les 5 grandes périodes historiques que vécut le «
Jardin d’Essai »,depuis sa phase d’organisation, en passant par ses
différentes gestions, ses périodes d’embellissement et de restauration
(1913,1946), et les dernières réalisations de Paul Carra, jusqu’à
l’indépendance...
André Breton est né à Constantine (en 1936), il fit ses études
secondaires au Collège moderne, puis au lycée d’Aumale de Constantine.
Il obtint ensuite une licence ès-sciences à la Faculté des sciences
d’Alger, puis un Doctorat es-sciences à l’Université de
Clermont-Ferrand.
Professeur des Universités, spécialiste en micro-biologie à
l’Université d’Auvergne, il est aussi le Vice-Président-fondateur du
Cercle Algérianiste de Clermont-Ferrand.
5 mars 2009 : « L'Algérie : Objet politique de la
France » par Evelyne JOYAUX ;
L'Algérie fut greffée sur la France peu de temps après l'échec
napoléonien de 1815, et à l'occasion de la révolution de 1830.
Le dualisme français issu de la déchirure des Révolutions, et creusé
davantage par les bouleversements politiques du XIXème siècle, explique
en partie la façon dont la France métropolitaine appréhendait sa
province d'Algérie.
Par ailleurs, la modification de la société, le développement de la
presse, la naissance de l'opinion publique, l'engagement des
intellectuels... renforcent les passions politiques. Ainsi, au fil du
temps, le décalage se perpétue et se dramatise entre une réalité
algérienne difficile et complexe qui exige une adaptation rapide de la
politique aux faits, et l'abstraction du débat idéologique français.
L'analyse porte sur ces divers facteurs qui ont conduit toutes les
tendances politiques à adopter des attitudes successives
contradictoires, en fonction du seul débat d'idées français, et
conduisant finalement l'Algérie au chaos.
Evelyne JOYAUX est née dans les Hauts-Plateaux - Docteur ès-lettres -
Auteur d'un roman "Puisque l'ombre demeure" prix de l'Académie des Arts
et Belles Lettres d'Aix en Provence - Auteur de la bande dessinée
consacrée à l'histoire de l'Algérie française.
15 février 2009 : « L'Opéra à Oran » par Danielle
PISTER ;
Cette conférence nous présente le développement de l'opéra à Oran
depuis l'arrivée des Français jusqu'à l'indépendance, en retraçant
l'histoire des principaux lieux qui ont servi à la représentation de
ces spectacles, le Casino Bastrana depuis 1844 et le théâtre municipal
à partir de 1907, sans oublier le théâtre de plein air du Petit-Vichy.
Elle montre la fonction d'acculturation et de socialisation jouée par
l'opéra dans une société jeune et venue d'horizons différents et
présente dans ses grandes lignes le répertoire joué, les artistes, ceux
venus de la métropole et ceux que l'Algérie a formés et envoyés dans le
monde entier ; elle évoque la dernière année où vie lyrique et
évènements tragiques s'interpénètrent.
La documentation, faute d'ouvrage spécialisé, se fonde sur des
souvenirs personnels et familiaux, et sur les chroniques d'Eugène Cruck
« Oran 1956 », Jean-Jacques Jordi « les Espagnols en oranie » et Attias
« Oran de tous les jours 2006 », enfin pour illustrer du mieux possible
le propos, par des extraits chantés par des artistes s'étant produits à
Oran depuis 1907.
Danièle PISTER-LOPEZ est née à Oran en 1945, elle a fréquenté
assidument l'Opéra d'Oran, et ses souvenirs remontent à l'âge de 4 ou 5
ans. Agrégée de l'université, maître de conférence à l'université
Paul-Verlaine de Metz, et directrice du département de lettres modernes
de l'UFR, lettres et langues de cette université, elle enseigne la
littérature française du 18ème siècle. Elle est également membre du
Bureau du cercle lyrique de Metz, pour lequel elle a fait, ainsi qu'à
Compiègne, une conférence sur le spectacle de Fra Diavolo, opéra
d'Auber.
Simple mélomane, elle a contracté à Oran un amour pour l'opéra qu'elle
a tenté d'assouvir dans différentes salles françaises ou étrangères :
Paris, Nancy, Metz, Strasbourg, Metropolitan opera de New-York, Covent
garden à Londres, Kirov à Leningrad (aujourd'hui Marinski de
St-Pétersbourg), opéra de Berlin et de Vienne, Teatro la Fenice de
Venise, Scala de Milan, Opéra de Wallonie (Liège), Teatro de la
Zarzuela de Madrid, et Danièle Pister ajoute :
« ...aucune ne m'a consolée d'avoir perdu ma place au poulailler de
l'opéra d'Oran... »
20 janvier 2009 : « Si Bab-el-Oued m'était conté »
par Raphaël PASTOR ;
Le conférencier :
Raphaël PASTOR est né à Bab-el-Oued ; élève du lycée Bugeaud, puis de
l'école normale de la Bouzaréah, il est nommé instituteur à
Mouzaïaville, puis à Les-Trembles près de Bir-Rabalou. En 1963, il est
nommé à Ottange en Moselle à la frontière luxembourgeoise.
Puis, il entreprend une carrière universitaire d'enseignant-chercheur
qui le conduit à l'université de Nice où il obtient le doctorat
es-sciences physiques en 1977. Il devient professeur de chimie
organique en 1995 à l'université de Nice.
Depuis son départ à la retraite en 2000, il crée le site internet du
cercle algérianiste de Nice. Amateur et collectionneur de cartes
postales d'Afrique-du-Nord et en particulier de l'Algérie avant
l'indépendance, il est responsable informatique d'AFN-Collections, du
site et des publications de cette association.
La conférence en quelques lignes :
Raphaël PASTOR nous décrit avec force détails la construction de
Bab-el-Oued, l'évolution de ce faubourg d'Alger et son folklore. Ses
propos s'appuient sur une belle iconographie : nous voyons, sur des
relevés cadastraux et des cartes postales d'époque, se dérouler
l'édification de Bab-el-Oued, des terrains vagues se transformer en
bâtiments qui s'agencent en quartiers... En même temps nous découvrons
le particularisme de ses habitants.
CONFERENCES de l'année 2008
9 décembre 2008 : « l'oeuvre humanitaire de la
France au Sahara » par André SAVELLI, professeur agrégé du Val-de-Grace
;
"Qu'avons-nous fait en Algérie? Rien, aux dires de certains, forts d'un
complexe de certitudes. On n'a rien voulu voir, on n'a rien voulu
apprendre, du moment qu'il s'agissait d'un phénomène de colonisation
condamné sans répit par les médias, condamnation faisant partie des
idées dominantes, aspirées pour ainsi dire avec l'air qu'on respire,
même si l'on se veut écrivain et philosophe..."
Ainsi s'exprime le professeur Xavier YACONO dans la préface de
l'ouvrage du professeur GOINARD : "ALGERIE, l'oeuvre française" publiée
en 1982.
André SAVELLI nous parlera de la médecine française au SAHARA, des
médecins militaires installés dans les territoires du sud, donnant
leurs soins, avec les médecins civils, aux malades des tribus les plus
éloignées, créant dans les oasis infirmeries et hôpitaux, organisant
postes de secours et consultations automobiles,... Il nous parlera
également de l'exploration scientifique du SAHARA.
André SAVELLI est professeur agrégé du Val de Grâce, neuro-psychiatre
des hôpitaux, enseignant en criminologie médicale à l'université de
Montpellier, et membre de la société médico-psychologique de France.
13 octobre 2008 : « le devenir de la France au
sein de l'Europe » conférence de Bruno CAUTRES chercheur au CNRS et
professeur à SciencesPoParis ;
Depuis plusieurs années, le thème de la France en "dépression" nourrit
une importante littérature d'ouvrages et des débats souvent passionnels
: pour les uns, la France a "touché le fond" et elle ne fait plus que
décliner, pour les autres, elle est encore pleine de ressources et de
perspectives d'avenir. La mondialisation et ses conséquences
économiques, de même que les développements de l'Europe inquiètent,
c'est vrai, beaucoup de Français qui ont l'impression que notre pays
n'est plus tout a fait maître de son destin. Qu'en est-il ? Que nous
apprennent les enquêtes réalisées auprès des Français ? Sommes nous une
exception en Europe ? Entre craintes et pessimisme sur notre avenir et
acceptation d'un déclin (supposé ou réel) , y-a-t'il une voie
intermédiaire ?
Bruno Cautrès est chercheur au CNRS, enseignant a Sciences Po Paris,
spécialiste de sociologie des attitudes et des comportements politiques
en France et en Europe.
14 septembre 2008 : « les albums souvenirs de 1930
» présentés par François COLINET ;
En 1930, la France reconnaissait officiellement les bienfaits de la
colonisation. Le président de la République Française de l'époque Paul
DOUMER préfaçait ainsi l'encyclopédie QUILLET sur l'Algérie :
« La France peut, avec fierté, présenter au monde son empire colonial.
L'étendue en est immense ; sa richesse, grande déjà, ouvre à l'avenir
des possibilités sans fin. Que d'effort, que d'héroïsme n'a-t-il pas
couté ! ».
A la même époque, l'album-souvenir édité par Edmond CHAPPUIS dressait
un bilan de cent ans de présence française en Algérie.
Le cercle algérianiste de Grenoble vous propose de découvrir cet album
dans une première présentation, consacrée au Vieil Alger d'avant la
conquête, à ses rues, ses habitants, ses casernes, et plus
particulièrement à ses forts.
10 juin 2008 : « Le cinéma en Afrique du Nord »
par Mr. Serge DOMENECH ;
Serge DOMENECH : Né à Pointe-Pescade (Alger St-Eugène) en 1943, il est
expédié de façon autoritaire en métropole en juin 1962. Il épouse en
1964 une « pied-noir » (native de Bab-el-Oued), et s'installe à
Grenoble de 1964 jusqu'en 1972, puis à Marseille.
Avant son départ de Grenoble, il a été pendant quelques temps
secrétaire de la section ANFANOMA.
Autrefois Courtier et Agent d'Assurance, il occupe aujourd'hui sa
retraite en tant que Trésorier du cercle algérianiste de Marseille et
administrateur de la maison des rapatriés de Marseille.
La conférence : Il s'agit de la projection d'un film documentaire sur
le cinéma en Afrique du Nord de ses débuts jusqu'en 1962, qui
comprendra des extraits de films tournés en AFN avec défilement
d'acteurs et d'actrices nés là-bas ou ayant eu une grande attache avec
cette terre.
La projection sera suivie d'une conférence sur l'histoire du cinéma en
AFN (films, acteurs, réalisateurs, salles de cinéma...) suivie de
commentaires sur les acteurs de « chez nous ».
6 mai 2008 : conférence-rencontre avec Claude
GRANDJACQUES auteur du livre "des miages aux djebels" ;
Au travers de quatre destins familiaux, le conférencier nous fournit un
témoignage passionné et passionnant sur la guerre d'Algérie. En faisant
revivre les souvenirs des mois passé sur cette terre de conflits,
Claude GRANDJACQUES nous fait partager une histoire riche d'émotions et
de pudeur.
Son récit, tout comme ses conférences, affirment une volonté déterminée
de défendre la mémoire de ses compagnons combattants, dont certains
hélas ne sont pas revenus.
« Des Miages aux Djebels » est un témoignage à hauteur d'hommes de
quatre jeunes issus de la même lignée, subjugués par les Miages,
l'arrête glacière qui domine leur village, qui cherche à restituer le
contexte avec ses enjeux et à présenter, de la façon la plus objective
possible, ce qu'ont vécu bien des militaires et la plupart des appelés.
Bernard, Claude, Alain et André, alors qu'éclate la guerre d'Algérie,
se préparent à entrer dans la vie active. Tour à tour, ils vont être
appelés à porter les armes sur une terre de combat sous des couleurs
différentes : les Rappelés, la Légion, les Chasseurs alpins ou les SAS
au service de la population. Alain ne reviendra pas.
Associé aux interrogations personnelles et morales de ces jeunes, le
lecteur va non seulement parcourir les djebels en leur compagnie et
partager le quotidien de leurs unités, mais situer les changements de
cap politique qui ont accompagné ce désastre humain.
8 avril 2008 : « L'attentat de Mers-el-kebir » par
Mr. Jean-Pierre RIERA ;
En juillet 1940, alors que la France vaincue négoçiait un armistice
avec l'Allemagne, Wiston Churchill décide de déclencher l'opération «
catapult », qui visait à désarmer la flotte française invaincue, dans
la crainte de la voir tomber entre les mains des allemands.
Le 3 juillet 1940, les cuirassés la « Bretagne », le « Strasbourg », le
« Dunkerque », et le « Provence », et le transporteur d'avions «
Commandant-Teste » sont amarrés dans la rade de Mers-el-Kébir à l'Ouest
d'Oran. L'amiral Gensoul, commandant l'armada française reçoit alors un
ultimatum de son homologue anglais l'amiral Sommerville. Suite au refus
catégorique de Gensoul, les anglais n'hésitent pas à bombarder les
bateaux français qui, à quai et chaudières éteintes, n'avaient aucune
chance d'échapper à l'agression. Cet attentat entraînera la mort de
1300 marins bretons.
Le conférencier : Jean-Pierre RIERA
Né à Oran en 1929, il y fait ses études, et devient chirurgien-dentiste
en 1953. Il exerce à Oran 108, rue Général-Leclerc (ex rue d'Arzew), et
à Rio-Salado. En 1963, il s'installe à Aniane (Hérault) puis
définitivement à Montpellier, il prend sa retraite en 1974.
Il fait son service militaire à Sidi-bel-Abbès, à la légion étrangère à
sa demande. Rappelé au titre des opérations de maintien de l'ordre en
Algérie en 1955, il sert à l'hôpital militaire Baudens, puis dans une
compagnie rurale à Tiaret. Il est titulaire à titre militaire de la
médaille AFN.
Il a réalisé des films : « Souvenirs d'enfance », « le communisme,
souvenirs et témoignages » et « le centenaire, histoire vraie des 50
dernières années de la France 1936-1990 » édités par les éditions JP
MONDIAL FILMS.
4 mars 2008 : « Un peuple né en exil », par Mr.
Jean-Pierre HOLLENDER ;
Après une explication du phénomène d'immigration des français vers
l'Algérie et leur éparpillement, le conférencier démontre que la notion
de peuple Pieds-Noirs n'a pu naître en Algérie et que la prise de
conscience du fait « Pied-Noir » est née sur la terre d'exil devant
l'incompréhension et parfois même le rejet de la « mère » patrie.
Présentation du conférencier : Jean-Pierre HOLLENDER
Né le 27 janvier 1937 à Constantine. Pied-Noir à la quatrième
génération d'une famille originaire de Moselle, exilée dans le
constantinois à la suite de la défaite de 1871.
Il fait des études de lettres classiques au lycée de Constantine puis
de droit à la faculté d'Alger (certificat de législation nord-africaine
et de droit musulman appliqué).
Son sursis est résilié à la suite des journées des barricades de 1960.
Rapatrié en Métropole en septembre 1962. Cadre de banque de 1963 à 1974.
Il crée en 1974 la première maison d'édition au service des écrivains
d'Afrique du Nord et ce jusqu'à ce jour.
21 janvier 2008 : « présentation de sites internet
pieds-noirs » par François COLINET ;
Quelles seraient la mémoire et l'expression de notre communauté sans ce
media moderne et libre qu'est internet ? Alors que la télévision et la
presse nous discréditent journellement, nous sommes en mesure sur nos
sites de répondre à nos détracteurs, et surtout de témoigner au monde
entier de ce qu'était notre vie au temps de l'Algérie Française.
Notre secrétaire vous présentera quelques sites en video-projection, et
donnera, pourquoi pas, à ceux qui ne sont pas équipés, l'envie de se
doter d'un ordinateur...
CONFERENCES de l'année 2007
10 décembre : « Le cheval barbe » présenté par Mme Christine MAYEUR ;
Dès les débuts de la conquête de l'Algérie, la cavalerie française
adopte le cheval barbe (cheval berbère), résistant à toute épreuve,
pour la remonte de ses troupes. Seront créés en Algérie française les «
établissements hippiques », véritables haras militaires, spécialisés
dans le cheval barbe.
Madame Christine MAYEUR, membre du cercle algérianiste de Grenoble,
cavalière passionnée qui élève des chevaux barbe en Isère, nous parlera
de ce sympathique animal.
Deux films d'archives viendront compléter cette présentation...
23 octobre 2007 : « L'Algérianisme » par le
président fondateur du cercle algérianiste Maurice CALMEIN ;
Un mot, une idée, des hommes, telle est la première définition que l'on
peut donner de l'Algérianisme.
Le mot ne date pas de 1973, année de la création du cercle
algérianiste, mais de l'entre-deux-guerres. On le doit en fait à Robert
RANDAU qui, dès 1920, entreprit, avec Jean POMIER, Louis LECOCQ, Louis
BERTRAND, pour ne citer que les plus illustres, de dégager la
personnalité authentique de la culture algérienne. L'association des
Ecrivains Algériens, le grand prix littéraire de l'Algérie, la revue «
Afrique », furent les premières structures qui permirent à cette âme
algérienne de s'épanouir...
Maurice CALMEIN est né le 6 décembre 1947 à Oran ; diplômé de
l’Institut d’études politiques de Toulouse, il fait carrière dans le
Groupe France Télécom dont il est nommé directeur de la communication
interne en 1988 ; il a été président de l’Amicale universitaire
Pieds-Noirs (AUPN) de 1967 à 1969. Il fonde le FNR Jeunes en 1969.
Il crée le Cercle Algérianiste en 1973 et le préside jusqu’en 1985 ; il
devient ensuite président du Haut comité de l’Algérianisme jusqu’en
2002 ; il crée en 1991 l’association humanitaire SOS Outre-Mer qu’il
préside depuis.
Il est également président d’honneur de l’association Souvenir des
Français disparus en Algérie.
Chevalier de la Légion d’Honneur à titre associatif, et Chevalier de
l’Ordre national du Mérite à titre professionnel, Maurice CALMEIN est
également maire de la commune de Caussou, dans l’Ariège.
Auteur de plusieurs publications : éditoriaux dans la revue
L’Algérianiste (de 1973 à 1986) ; « Les associations Pieds-Noirs »
(édité par SOS Outre-Mer en 1994) ; « Dis, c’était comment l’Algérie
française ? », avec Christiane Lacoste-Adrover (Ed. Atlantis, 2002,
réédité en 2005) ; plusieurs ouvrages sur l’Ariège.
25 septembre 2007 : « Le Roi de France Charles X
et l'Algérie Française », par Mr Roland COURTINAT ;
Le 15 juin 1830, de 11 vaisseaux de haut bord, 20 frégates, 36
bâtiments légers et 500 bateaux de transport, 36 000 soldats
débarquaient à Sidi-Ferruch avec un matériel considérable, en armement
et ravitaillement pour les hommes et les équipages. Il avait suffi de 3
mois à Charles X pour préparer et réussir cette opération, en dépit de
l'opposition polymorphe de l'Angleterre qui s'exerçait diplomatiquement
auprés des puissances européennes intéressées à l'amoindrissement de la
France en subventionnant la presse d'opposition, et de l'appui de son
consul au dey d'Alger (alors que dès les premiers engagements, tous les
diplomates européens se réfugièrent auprés de l'armée française,
l'anglais soutint le dey de sa présence, l'encourageant et l'aidant à
résister jusqu'à sa réddition).
Il convenait désormais de mettre un terme aux razzias, pillages,
esclavages pratiqués par les barbaresques. Louis XIV par 9 fois de 1663
à 1683 avait fait bombarder Alger. Les Espagnols aprés s'être emparés
d'Oran, la perdaient peu aprés. Les pays directement concernés par les
exactions des Turcs et de leurs sujets subissaient dans une totale
apathie leur terrorisme et pour obtenir la paix tentaient de négocier
et en tous cas payaient tribut à la "régence". En 1800, 30 000 esclaves
chrétiens dont 6 000 Français étaient proposés à la vente - nus - sur
le marché d'Alger. Charles X décide d'en finir avec l'arrogance du
dey...
24 avril 2007 : « l'Europe et la Turquie » par Mr
Christian GUIZONNIER ;
L'entrée éventuelle de la Turquie dans l'union européenne pose de
nombreux problèmes.
Plusieurs raisons, toutefois, militent en faveur de son adhésion.
* la Turquie fait
partie de l'OCDE et de l'OTAN, dont son armée puissante protège
efficacement depuis des années son flanc Sud. Son modèle musulman «
laïc » pourrait finir par déteindre sur son voisinage en proie aux
extrémismes religieux. La Turquie fait des efforts énormes pour mettre
sur pied une vraie démocratie, etc, etc...
* Toutefois, il y a
autant de bonnes raisons qui s'opposent à son entrée : sa géographie,
la Turquie est un pays d'Asie, l'accepter, c'est ouvrir la boîte de
Pandore de l'élargissement : Où sont donc les frontières de l'Europe ?
L'Europe ne peut renier ses racines judéo-chrétiennes sans perturber le
fragile équilibre des institutions de l'Europe des vingt-sept (au
1/1/2007). Les conséquences financières de l'intégration de la Turquie
sont colossales, etc, etc...
N'y-a-t-il donc pas une solution intermédiaire ? Si, elle existe, c'est
ce qu'on appelle le partenariat privilégié », mais la Turquie a fait
savoir qu'elle n'en voulait pas. La Turquie n'a pas fini de nous
préoccuper.
De toute façon il faudra se décider par vote dans 2 ans, d'ici là, bien
des choses peuvent se passer. Attendons donc.
Le conférencier : Chistian GUIZONNIER né le 27 juin 1931 à Vendôme.
Etudes : Lycée Michel-Montaigne de Bordeaux (1938 à 1950) ;
Reçu au concours de St-Cyr - Coëtquidan le 5 octobre 1950, promotion
Extrème-Orient ;
Indochine de 1954 à 1957, chef de commando d'avril à juillet 1954 ;
Instructeur à St-Cyr de 1957 à 1960 ;
En Algérie, commandant d'une compagnie d'appelés au 20 ème bataillon de
chasseurs portés dans l'Ouarsenis, maintien de l'ordre à Mostaganem (61
à 62) ;
Instructeur à l'école d'infanterie de St-Maixent de 1962 à 1967 ;
Etat major des forces armées en Allemagne de 1967 à 1972 ;
Officier de liaison instructeur à l'école d'infanterie anglaise de
Warminster (GB) de 1972 à 1975 ;
Commandant en second du 19 ème groupe de chasseurs à Villinger
(Allemagne) de 1975 à 1978 ;
Adjoint au général chef de la Mission Française Militaire auprès du
Groupe d'armes centre à Heidelberg ( Allemagne) poste interallié ;
Attaché des forces armées près l'Ambassade de France à Helsinki
(Finlande) de 1982 à 1985 ;
Chef de Bureau l'Etat Major de la IV ème région militaire de Bordeaux
de 1985 à 1988 ;
Mise à la retraite avec le grade de colonel le 28 juin 1988.
Carrière civile : Professeur d'anglais de 1988 à 1992, professeur
d'histoire de 1992 à 1996 dans un cours privé à Bordeaux.
19 juin 2007 : « La Kahena princesse berbère »,
par Mr José CASTANO ; La fabuleuse épopée de cette Jeanne d'Arc berbère
qui s'opposa au VII ème siècle à l'invasion arabe de l'Afrique du Nord
Quinze ans après la mort du Prophète Muhamad, les armées arabes
abordaient l'Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la
civilisation romaine, en partie conquise à la foi chrétienne, va entrer
dans l'ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C'est
alors, que pour faire face à l'envahisseur, une femme va organiser la
résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger
aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans
l'histoire sous le nom de « La Kahéna », avait un caractère sacré. Il
signifiait, la sorcière, la prêtresse, la divineresse. Elle possédait
en effet, un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses
succès mêmes causeront sa chute.
Durcie par les victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne
vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et
obéie, ne pourra maintenir l'unité berbère et juguler les séculaires
rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et,
cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d'honneur tomber
les meilleurs de ses compagnons.
L'islamisation de l'Afrique du Nord était en marche...
C'est en s'appuyant sur les travaux des plus éminents historiens que le
conférencier retrace avec l'émotion, l'amour et la passion qu'on lui
connaît pour sa terre algérienne, l'extraordinaire épopée de cette «
Jeanne d'Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie
d'indépendance et la fierté passionnée d'un peuple.
22 mai 2007 : « Histoire et désinformation à
propos de l'Algérie », par Mr Jean MONNERET ;
Né en 1939 à Maison-Carrée, Jean MONNERET est Docteur en Histoire. Il a
vécu une grande partie des évènements décrits et a eu un accès
exceptionnellement large aux archives de l'époque.
Après une carrière classique dans l'enseignement, il a fait des études
d'Arabe et s'est spécialisé dans l'analyse d'un conflit qui continue de
marquer l'Histoire de la France et de l'Algérie.
Vient de paraître dans la collection « graveurs de mémoire » :
« Mourir à Alger »
« Eté 1962 »
Disponible en librairie : « La phase finale de la guerre d'Algérie », «
Réplique à l'amiral de Gaulle » (préface d'Henri-Christian GIRAUD).
Jean MONNERET a fait paraître des articles dans Le Point du 8 février
2002 : « l'Histoire cachée des disparus ».
20 mars 2007 : « Le souvenir est une Patrie »,
présentation par François COLINET des affiches de l'éditeur Baconnier,
sur des textes de Gabriel AUDISIO dits par Mr Maurice LETHURGEZ ;
Réunies miraculeusement, ces affiches publicitaires font partie du
patrimoine culturel des Français d'Algérie. Lithographies originales,
œuvres d'artistes comme Charles BROUTY, Paul-Elie DUBOIS, Roger
BRODERS, Jacques MAJORELLE... elles nous parlent de la mise en valeur
de l'Algérie jusqu'en 1962, et sont les précieux témoins de la présence
française dans ce pays.
Cette présentation originale, réalisée avec l'aimable autorisation de
la famille BACONNIER, est portée par la poésie de Gabriel AUDISIO dite
par Maurice LETHURGEZ.
Un moment de véritable bonheur, un retour imaginaire plein d'émotion
dans le pays que nous avons aimé passionnément.
6 février 2007 : « vie et œuvre du violoncelliste
Robert Neri » par Mr Hervé CORTES ;
Robert Néri est né à Alger en 1887, au sein d'une nombreuse famille de
musiciens. Son père fut violon solo de l'opéra de Paris puis d'Alger.
Il fut l'élève de Pablo Cazals à Paris en même temps que Gaspar
Cassado. Violoncelle solo de l'opéra de San-Rémo, il fut admis à celui
de Monte-Carlo, mais ne put occuper ce poste en raison de sa
mobilisation au 2ème Zouaves à Oran.
Après avoir exercé à l'opéra de Lyon, il fit partie du quatuor Capet en
France, puis revint définitivement à Alger après la guerre de 14-18.
Robert Néri fut le familier de Camille Saint-Saëns, à qui il donna des
cours de violoncelle, et qui lui fit créer son fameux concerto N°1
qu'il interpréta pour la première fois à Alger. A la mort de
Saint-Saëns, Néri jouera "le cygne" à la demande du maître. Vincent
d'Indy avec lequel il se produisit en concert, lui prodigua également
de nombreuses marques d'amitié et d'estime.
A Alger, Robert Néri fut violoncelle solo de la radio et de la
télévision française, professeur au conservatoire et aux beaux arts
d'Alger. Il fonda le quatuor "pro musica" de la radiodiffusion, qui
connut de retentissants succès.
Les nombreux élèves de Robert Néri ne se comptaient plus (Gaston
Fiorini, Georges Ivorra, Georges Miossec...) Ces derniers formèrent
spontanément un quatuor de violoncellistes, qu'il dirigeait, comme
autrefois à Alger "le quatuor des Issambres".
Il s'est retiré en 1962 à Sainte-Maxime, où il meurt en 1974 à l'âge de
87 ans, laissant aussi une œuvre de tableaux et dessins qui témoignent
de ses grandes facultés artistiques.
9 janvier 2007 : « Une maman pied-noir raconte
l'Algérie a ses petits enfants », projection de photos-souvenirs et
commentaires ;
|